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“UN PAYS – CE NE SONT PAS DES PIERRES, NI DES PAYSAGES BIEN QU’ILS SOIENT MAGNIFIQUES, MAIS CE SONT SURTOUT LES GENS” – DMITRY BRICKMAN

Le festival international de l’art moderne et des films spirituels «FRESCO» a commencé ses travaux en Arménie. Dmitry Brickman – photographe renommé israélien, est arrivé dans la capitale dans le cadre du festival. Notre compagnie a organisé un circuit de deux jours pour le photographe et pour ses invités, avec un très grand plaisir.

Le programme «FRESCO» était très chargé: les participants et les invités du festival regardaient et discutaient les films, communiquaient, se changeaient d’expérience, prenaient part à divers Master Class dans la période du 19 au 29 août.

Pendant le Master Class plusieurs questions ont été posées et Dmitry y répondait d’une manière très intéressante. Les questions de l’auditoire étaient très diversifiées: à quel point peut-on se servir du programme Photoshop dans le traitement des photos; quelle est la différence entre les photos couleur et noir et blanc; pourquoi préfère-t-on plus souvent les noir et blanc; comment fait-on un portrait racontant beaucoup de choses sur l’état de l’esprit de l’individu etc.

A la fin du Master Class on a montré «Prière de Jérusalem» de Dmitry.

Brickman est arrivé à faire beaucoup de choses pendant son séjour de quelques jours, y compris – il a effectué un circuit à travers les sites touristiques principaux du pays. Un circuit de deux jours a été organisé pour Dmitry, Maya – sa fille, et Ghévond – son père, arrivés d’Israël.

 

  • Dmitry, où avez-Vous été? Qu’est-ce que Vous avez vu? Parlez-moi de Vos impressions de ce voyage.

  • On a visité beaucoup d’endroits pendant ces deux jours, mais ce sont surtout Saghmossavank et Guéghard qui ont été les plus étonnants. C’est Patvakan – le gardien de ces lieux, qui nous a accueillis. C’est quelqu’un qui protège Dieu. Le temps s’envole très vite dans ce monastère. Nous avons passé plus d’une heure, assis, sans parler, prêtant oreille au calme et à nous-mêmes. J’avais déjà été à Guéghard avant, lors du festival «FRESCO» 2015, mais j’ai visité cet endroit encore une fois, et avec un énorme plaisir. Et la prochaine fois aussi, je visiterai cet endroit dès que je suis en Arménie, car cela n’est jamais beaucoup, tout comme dans le cas de Jérusalem.

C’est un endroit qu’on doit visiter et visiter… j’en suis certain pour cette fois aussi. En ce qui concerne les impressions… On dit: «On n’entre pas deux fois dans le même fleuve». Et c’est bien dit, pour la plupart des cas. Mais il en existe des exceptions. C’est la seconde fois que je prends part au festival «FRESCO» en Arménie et, tout comme la dernière fois, j’y ai rencontré un très grand nombre de gens magnifiques, pleins d’énergie positive et bonne, plein d’yeux étonnants et plein de bonté qu’offre ce festival unique en son genre et exceptionnel. Bref, quelques jours de bonheur pur et clair. Comme si je n’étais parti nulle part.

  • Vous avez dit que Vous aviez envie de voir une Arménie authentique. Comment est-elle pour Vous? Est-ce que Vous l’aviez vue lors de Votre seconde visite?

  • Bien sûr j’ai vu! On ne faisait que cela pendant deux jours, avec le soutien de «Slav Travel». Nous avons été dans les monastères et, entre ceux-ci, nous passions par les villages, nous nous y arrêtions, nous rencontrions des gens. Un pays – ce sont tout d’abord les gens. Je conseille avec insistance aux touristes: si Vous voulez vraiment connaître l’Arménie, passez par les villages, arrêtez-Vous, parlez aux gens, regardez-les dans les yeux… et je Vous assure que Vous allez connaître telles choses sur ce pays qu’aucun guide ne Vous racontera jamais.

  • Pour la plupart des cas, Vous prenez des photos des enfants et des gens âgés. Pourquoi?

  • Il n’y a pas de masques sur les visages des enfants et des personnes âgées. C’est l’histoire de l’avenir non-découverte qui se reflète dans les yeux des enfants, et dans ceux des personnes âgées – c’est l’histoire de la vie, de déceptions et d’amour, l’histoire de ce qui a été vécu.

 

  • La présence de beaucoup de héros de Vos photos de l’année dernière dans Votre exposition, était-elle une surprise pour Vous?

  • Bien sûr. La photographie de portrait dans les rues – c’est une sorte de court roman: tu rencontres quelque inconnu, tu inventes son histoire humaine, tu crées une image photographique et, le plus souvent, le quittes pour toujours. Et maintenant, imaginez-Vous les sentiments d’un photographe qui rencontre ses héros un an après! Par exemple, j’avais pris une photo d’une jeune fille en voile de mariée à Guéghard, qui avait des yeux très grands qui m’ont étonné. Je n’avais aucune idée qui c’était et comment elle s’appelait. Et voilà, pendant le va-et-vient de l’ouverture de l’exposition, une fille s’approche de moi et me dit qu’elle s’appelle Tatévik, m’emmène vers cette photo-là, et je me rends compte que c’est elle, un an avant. Ce sont de très fortes émotions. Après, nous avons parlé avec elle. Elle m’a montré ses photos qui étaient d’ailleurs réussies. Hélas, on n’avait pas beaucoup de temps, mais j’espère que nos chemins auront des occasions de se croiser. En général, les impressions de la communication avec les gens pendant l’exposition ont été très agréables. En ce qui concerne le Master Class, les questions posées étaient absolument correctes et imprévues. D’ailleurs, ce-dernier est surtout important et précieux – cela signifie qu’il y a quelque chose qui a attiré les gens.

 

  • Parlez du festival que Vous appelez «Festival de la Bonté»?

  • Il y a des gens qui ne font que parler de la bonté, mais il y en a qui orientent la bonté vers le Monde. Il n’est pas intéressant (excusez-moi pour les mots) de parler de ceux qui ne font que parler de la bonté. Par contre, je voudrais parler des gens qui agissent. Anna Karapétyan et Chahé Nazarenko – les organisateurs du festival, «distribuent» la bonté d’une manière si abondante que cela se voit. Je me rends compte que c’est étrange ce que je viens de dire – c’est une substance qu’on ne voit pas du tout en général. Cependant, si Vous étiez dans le terrain de ce festival pendant ces quelques jours, Vous n’auriez pas d’autre impression, je Vous assure.

Et d’ailleurs, tu vois comment cette bonté est absorbée par les centaines de jeunes gens qui passent à travers les manifestations organisées dans le cadre du festival.

Cette bonté est non seulement absorbée en eux, mais elle y reste pour toujours, j’en suis sûr. Ce genre d’«inoculation» ne pourrait pas se dissoudre sans laisser une trace dans l’être humaine.

  • Qu’est-ce que Vous avez retenu de la langue arménienne?

  • «Ounaynoutyun ounaynoutyan» (Ունայնություն ունայնության) – vanité des vanités. C’est la traduction d’une phrase du livre biblique «Ecclésiaste». J’ai appris le mot «djan» – il me plaît beaucoup. C’est un mot très bon. Et aussi, l’expression magnifique «tsavd tanem» – «je prendrai sur moi toute ta souffrance/douleur».

  • Qu’est-ce que Vous emmenez de ce voyage?

  • Une énorme mer d’amour et de bonté. Un pays – ce ne sont pas des pierres, ni des paysages bien qu’ils soient magnifiques, mais ce sont surtout les gens. Les gens – c’est la dignité la plus importante de votre pays.

  • Qu’est-ce que Vous souhaitez à notre pays?

  • Lorsque j’ai appris il y a quelque temps qu’une guerre civile a failli commencer en Arménie, j’ai été horrifié. Les yeux arméniens ne pourraient surtout pas regarder dans ceux d’un compatriote à travers la fente d’une hausse! Je souhaite de tout mon cœur qu’il n’y ait rien de pareil. Jamais et en aucune circonstance. Je souhaite de la paix à votre pays que j’ai bien aimé. Pour conclure, je voudrais remercier encore une fois «Festival de la Bonté Fresco» qui m’a ouvert une porte vers un pays étonnant qui s’appelle Arménie, la compagnie touristique «Slav Travel» grâce à laquelle j’ai eu la possibilité de passer deux journées magnifiques dans les régions de l’Arménie, ainsi que tous ceux que j’y ai rencontrés par le destin, même si ce n’était que pour un petit instant.

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