Vagharshapat (Echmiadzin)

Vagharshapat – capitale d’autrefois, ville royale du croisement des voies historiques du peuple arménien de l’époque du Royaume des Arsacides (Arshakouni), centre spirituel et culturel, se trouve dans la région d’Armavir où il y a 6 églises pittoresques: la Cathédrale Sainte-Echmiadzin, St. Hripsimé, St. Gayané, St. Shoghakat, St. Marie la Vierge et le temple Zvartnots nommé aussi Saint Grégoire d’Arapar.

D’après l’œuvre “Histoire d’Arménie” de Moïse de Khorène (Movses Khorénatsi), avant d’être appelée Vagharshapat, la ville a porté les noms suivants: Artimed, Varguessavan, Vagharshapat, de temps en temps – Echmiadzin et à une certaine époque – Kaynépolis (Nouvelle Ville).

Le nom Artimed de cette ville est lié au temple d’Artémis (construit en l’honneur de la déesse Anahit). Vardguès Manouk vient à Artimed dans l’objectif de rechercher en mariage la fille du roi Ervand et fonde alors Vardguéssavan en choisissant comme endroit la colline Shresh, au bord du fleuve Qassakh. Au cours de la seconde moitié du II siècle le roi Vagharsh A, fils de Sanatrouk B entoure Vardguessavan d’une énorme enceinte, une barrière imprenable, en rendant la ville siège royal.
Les Romains proclament Vagharshapat capitale, au lieu de la ville d’Artashat qui avait été occupée et détriute lors des années 163 à 193. On donne alors un autre nom à la ville: Kaynépolis (Nouvelle Ville).

De 1945 à 1992 la ville s’appelait Echmiadzin, ensuite Vagharshapat qui était habitée encore du 6-ième au 3-ième millénaires avant J.-C. Les premiers renseignements sur ce territoire nous proviennent du roi Roussa B de Biaïna/Van (de 685 à 645 avant J.-C.), qui appelait le territoire Kouarlini ou Vallée de Kouarlini. Des données descriptives plus exactes nous proviennent d’Agathange. La ville et son environnement faisaient partie de la province Aragatsotn de la région d’Ayrarat de la Grande-Arménie.

Vagharshapat, tout comme les autres grandes villes de l’Est, était entouré d’une haute enceinte avec un marché au centre et et une citadelle imprenable. A l’intérieur, c’était le palais splandide, la magnifique cathédrale, et hors de l’enceinte – c’était la banlieue. A l’intérieur de l’enceinte, c’étaient la noblesse et la classe dominante qui vivaient, à l’extérieur – la classe ouvrière.

C’est suite à sa tranformation à partir de l’année 301 en centre spirituel de l’Arménie chrétienne, ainsi qu’en siège du Catholicos de tous les Arméniens qu’a été assuré le développement du niveau de Vagharshapat vers un niveau plus civilisé.

La première école de Mashtots et le premier dépôt officiel d’Etat de manuscrits anciens sont aussi liés au nom de Vagharshapat. A l’avenir (outre l’époque de la dynastie des Bagratouni), après l’incursions, l’intrépide Vagharshapat acquiert une image plus pauvre. Ce n’est qu’en 1441 que la ville retrouve un nouveau souffle et son mode de vie habituel: le siège du Catholicos se transfère de Sis à Echmiadzin, et la ville devient un centre non seulement spirituel mais aussi administratif.

A partir de 1828, à l’époque oú l’Arménie de l’Est commence à faire partie de la Russie, Vagharshapat-Echmiadzin devient centre de la province Echmiadzin de la région d’Erévan, jusqu’en 1930.

A partir des premiers jours du pouvoir soviétique, Echmiadzin mis fin à son caractère claustral et se transforme en seul centre de Vagharshapat.

A partir de l’époque de l’Arménie indépendante, la cathédrale Sainte-Echmiadzin est le siège du Catholicos de tous les Arméniens, ainsi que l’un des centres du tourisme mondial.