Haghpat

C’est sur un plateau entouré de gorges, non loin de la ville d’Alaverdi de la région de Lori que Haghpatavank (monastère de Haghpat) a été fondé à l’époque du règne d’Ashot G Bagratouni. Ce monastère de basalte gris a été l’un des centres de formation séculiers et religieux-culturels renommés de l’Arménie Médivale. Plusieurs grands homes, et non seulement des régions d’Arménie, venaient y prendre des cours et acquérir des connaissances en grammaire, art hrétorique, théologie, musique et miniature. C’est ici que plusieurs manuscrits et livres de mémoires ont été illustrés, notamment l’“Evangile de Haghpat”.

Du 12-ième au 14-ième siècle le monastère splendide de Haghpat devient centre diocésain du royaume Kyurikyan, et le cimetière des défunts honorés a été transféré de Sanahin à Haghpat. Au début du 12-ième siècle, en 1105, Haghpat et Sanahin sont envahis et pillés par Ghzil – gouverneur général seldjouk, et de 1111 à 13, c’est la période de la chute du royaume local, déjà décomposé. A partir de la seconde moitié du 12-ième siècle jusqu’au 14-ième siècle Haghpat était en possession des Artsrouni de Mahkanaberd, ensuite – aux Zakaryan.

En 1223 Ivané Zakaryan ordonne de construire la forteresse de Haghpat, dans le territoire voisin, dans l’objectif de la défense de l’Ordre de volonté du monastère. Le complexe “Haghpatavank” inclut la cathédrale St. Nshan avec ses constructions réalisées par Hovhannes Khatchentsi: 2 parvis, 3 petites églises, 2 couloirs-cimetières, un réfectoire, une Maison d’écritures avec une salle carrée, un clocher, des chapelles-mausolées merveilleuses et de beau khatchkars. Comme les invasions permanentes portaient un caractère assez “actuel” dans cette époque-là, on fait entourer le complexe d’une enceinte avec des tours. Hors de cette enceinte – c’est le bâtiment de la source et quelques petites églises.

La construction de l’église St. Nshan, une église ancienne de Haghpatavank, a été entreprise en 976-91 par la reine Khosrovanouysh – l’épouse du roi Ashot G. C’est un vrai exemple de la nouvelle orientation stylistique de l’architecture arménienne du 13-ième siècle qui se distinguait par les décorations en fresques et qui s’est enracinée dans l’avenir dans plusieurs autres constructions réalisées au cours de cette époque. Selon la tradition, cette église est l’un des œuvres de l’architecte Trdat.

C’est surtout le grand parvis du côté Est qui attire l’attention avec sa composition intérieure. Il a été réalisé dans les années 10 du 13-ième siècle sur la place du cimetière construit par la princesse Mariam, fille du roi Kyuriké.

L’abbé Hamazasp a construit en 1257 un parvis vaste qui est connu comme “Bâtiment de Hamazasp” jusqu’à présent.

Dans l’objectif de protéger les constructions du complexe des eaux pluviales précipitant constamment des pentes des collines, des cimetières et une Maison d’écritures solides et voûtés, en forme couloirs ont été construits au long de la partie Est de la cathédrale.

L’année 1245 – c’est la date de la pose des fondements du clocher à deux étages qui a aussi des temples confortables aux étages.

Au Nord du complexe sont situés le réfectoire et divers monuments commémoratifs, datant du 13-ième siècle.

Près de l’entrée de la cathédrale de St. Nshan, on voit le khatchqar magnifique “Aménaprkitch” (St. Sauveur), datant de 1273, qui a été réalisé en l’honneur de l’atabeg et amirspalasar Sadoun. Au 11-ième siècle on a béni la bibliothèque la plus riche parmi les trésoreries médiévales qui se trouvait près de l’église St. Nshan et qui a été transférée ensuite dans les grottes se trouvant au voisinage du monastère et utilisée comme dépôt de livres et salle de lecture.

Le sens éthimologique du mot Haghpat c’est: mur solide, aussi – piège, attrape.

Haghpatavank – l’un des complexes claustraux médivaux les plus grands et ancienne université est sous l’égide du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Haghpat En 3D