Tsitsernakaberd

Le monument dédié au Grand Génocide qui se précipite vers le ciel sur la colline magestueuse de Tsitsernakaberd, dans la capitale de l’Arménie, est un témoin certain du premier génocide du 20-ième siècle. Il inclut non seulement le sens de cette date du 24 avril, mais aussi le fait que c’est par la construction de ce monument qu’on a posé les fondements de la reconnaissance et la condamnation du génocide à l’échelle mondiale.

Le complexe significatif de Tsitsernakaberd est un monument immortalisant la mémoire des 1,5 millions d’Arméniens qui, en même temps, nous rend toujours vigilants, pour pouvoir transmettre à tout le monde le crime commis en 1915 par les Turcs barbares, et le faire, en plus, d’une manière permanente. Le 24 avril 1965, lorsque plusieurs pays célébraient le 50-ième anniversaire du Grand Génocide des Arméniens, un grand nombre de manifestations très nombreuses ont été organisées dans les places de diverses villes de l’Arménie. A la rencontre des demandes permanentes de la société, le Conseil des Ministres de la République Soviétique Socialiste d’Arménie a décidé le 16 mars 1965 de faire construire un monument en mémoire des victimes innocentes du génocide. On a lancé un concours pour le projet, suite auquel ce sont Arthur Tarkhanyan et Sachour Kalachyan sont devenus les auteurs de ce monument.

L’inauguration de ce monument historique magnifique a eu lieu le 29 novembre 1967, le jour de l’anniversaire de l’Arménie: cet événement est devenu très important du point de vue politique et culturel.

Le monnument occupe une surface de 4500m2 et est composé de trois constructions: Mur de la mémoire, Temple de l’éternité et l’Obélisque s’appelant «Arménie en renaissance».

La salle de la mémoire est une surface à 12 colonnes de basalte penchées, avec le Feu d’éternité au centre. Le monument pointu, en forme de pyramide, symbolisant la renaissance de l’Arménie est opposé à la Salle de la mémoire. C’est la colonne ayant 44 mètres de hauteur qui symbolise la renaissance des Arméniens. En 1996 les noms des villes et des villages les plus connus qui ont subi ces massacres ont été gravis sur le mur (100 mètres). Au bout du mur de la mémoire les cruches contenant de la terre extraite des tombeaux de grands hommes politiques-publics et des hommes de science étrangers qui s’étaient exprimés contre ce carnage-génocide atroce réalisé par les Turcs: Armin Wegner, Hedvig Büll, Henri Morgenthau, Franz Werfel, Johannes Lepsius, James Bryce, Anatole France, Giacomo Gorrini, Bénedicte XV, Fridjof Nansen, Bodil Biorn, Fayez El Ghossein, Karen Eppe.

Dans les années 1988-1990 on a installé des khatchkars au voisinage du monument du Grand Génocide des Arméniens, en mémoire des victimes Arméniens des massacres organisés par le gouvernement azerbaïdjanais dans les villes d’Azerbaïdjan suivants: Soumgaït, Kirovabad, Bakou.

En 1995 le Musée-institut du Génocide Arménien a été ouvert à Tsitsernakaberd, à l’occasion du 80-ième anniversaire du Grand Génocide. C’est au sein du système de l’Académie Nationale des Sciences de la République d’Arménie qu’il exerce ses activités de centre de recherche scientifique. Le Musée-institut du Génocide Arménien a été inscrit sur la liste élaborée par la revue “Forbes” qui inclut les 9 musées de mémoire du monde que chaque individu devrait visiter de manière obligatoire.

Selon la tradition, on a donné le nom “Tsitsernakaberd” (traduction arménienne: forteresse d’hirondelles) à cette colline pour les hirondelles qui habitaient là-bas et qui aidaient Vahagn et Astghik –dieux païens, à s’échanger de nouvelles.

Tsitsernakaberd En 3D